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épisode 11

Porcs blancs et coupe-papier

Océan Pacifique, 1944

Publié le 14 septembre 2016

compléments

Rations

En septembre 1942, la ration quotidienne d’une soldat japonais en Nouvelle Guinée était de 800 grammes de riz. Quelques mois plus tard elle tombe à 50 grammes. On conçoit que la faim ait tenaillé les soldats durant tout la durée du conflit.
Shigeru Mizuki, dessinateur vétéran de la guerre du Pacifique, parle très bien de cette problématique du rationnement dans sa bande dessinée Opération Mort, même s’il n’y évoque pas le cannibalisme. Tout était bon pour ce qui était de trouver de quoi manger. Il y évoque une astuce concernant les bananes qu’il suffisait d’enterrer dans un trou d’obus encore chaud pour les faire mûrir.

Souvenir, souvenir

La photo d’une jeune américaine écrivant pour remercier son boyfriend de soldat de lui avoir envoyé comme cadeau un crâne de soldat japonais a été publiée dans le magazine Life en mai 1944. La photo a été reprise par la propagande japonaise qui trouvait extrêmement choquant que les corps de ses soldats soient ainsi profanés.
Le président Roosevelt a assez logiquement refusé le fameux coupe-papier mais si les autorités militaires ne voyaient pas d’un bon oeil ces comportements fétichistes, elle n’a pas non plus fait grand chose pour les enrayer. Il faut tout de même bien reconnaître que la majorité des soldats américains préférait récupérer les sabres ou les décorations de leurs ennemis plutôt qu’une partie si personnelle de leur anatomie.

Iconographie

Webographie

  1. Wikipedia (American mutilations of japanese soldiers)
  2. Wikipedia (cannibalism during ww2)

Bibliographie

  1. Jean-Louis Margolin, L’armée de l’Empereur, violences et crimes du Japon en guerre (1937-1945), Ed. Armand Colin, 2007, 480p..
  2. Shigeru Mizuki, Opération mort, Ed. Cornelius, 2008, 368p.
  3. Shigeru Mizuki, Vie de Mizuki 2. Le survivant, Ed. Cornelius, 2013, 504p.